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L’émanation artistique de ce cavalier djennanké suggère solennité et bravoure. Un objet réalisé par le maître-bronzier Lamine SOGOBA.
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Dans la mythologie dogon portant sur la genèse du monde, le cheval est le premier animal à être descendu de l’arche. A l’instar de l’Europe occidentale, posséder un cheval en Afrique de l’ouest était un luxe généralement réservé à la royauté et la chefferie, chevaux et cavaliers incarnant ainsi le prestige, le statut social et le pouvoir. La sculpture d’un cavalier était demandée au forgeron par un commanditaire désireux de montrer sa richesse et pour demander à Dieu de la préserver. Le quadrupède aurait été introduit au Sahel avant le dixième siècle, en provenance d’Afrique du nord.
Le cavalier en bronze peut également symboliser les aventures guerrières, ce qui est le cas de cet objet, l’homme arborant une lance et un bouclier. Le fait que ce dernier soit barbu n’est pas anodin, le port de la barbe étant synonyme de sagesse et de maturité. Le collier, les bracelets et les bracelets de biceps qu’il porte sont usuellement faits de cuir et renferment des protections magiques. L’équidé est harnaché et porte une selle à sacoches en cuir, une protection sur le poitrail ainsi qu’une sorte de collier au niveau de l’encolure. Les cercles concentriques situés sur les hanches de l’animal sont le symbole de la tortue, médiatrice entre le ciel et de la terre.
Fiche technique