- Nouveau
Ces statuettes bambara sont habillés d’une belle patine brune qui vient sublimer leur valeur artistique.
Livraison dans le monde entier
Retours ou échanges acceptés sous 14 jours
Garanties légales incluses
Ce couple en bronze à l’expression simiesque est un avatar de statues sacrificielles bambara de la région de Kolokani. Lorsqu’une personne faisait face à une difficulté telle que la stérilité ou une maladie, elle venait s’en remettre à ces fétiches pour qu’ils l’aident à résoudre le problème. Après les incantations circonstancielles, la personne s’en allait non sans avoir promis un sacrifice si ses vœux venaient à se réaliser. Les proportions et l’attitude de ces sujets n’est pas sans rappeler le style dit de « Djenné-djeno » ou tenenkou caractérisé par ces sujets anthropozoomorphes aux lèvres protubérantes et aux yeux saillants. Récoltés dans la zone d’inondation du fleuve dans la région de Djenné, et plus précisément au niveau du site archéologique de Djenné-Djeno (-250/1400 ap. J.-C.), ces objets en terre cuite proviendraient en fait de toute la vallée du Niger.
Mi-humains mi-singes, les personnages proposés ici incarnent des féticheurs. En effet, il est dit que les tradithérapeutes sont souvent accompagnés de leur primate lorsqu’ils se rendent en brousse pour chercher des plantes médicinales. Ceux-ci les aident à récolter les feuilles ou fruits difficiles d’accès et surveillent la pharmacie une fois rentrés au village.
Les deux sujets se tiennent assis les mains sur les genoux, position généralement adaptée à la prise de décision. Chacun porte un collier volumineux, signe ostentatoire de richesse, dont le pendentif est constitué d’un cauris, symbole de prospérité, de chance et de fertilité. Leur sourire est souligné d’une barbiche pointue et ils sont tous deux coiffés d’une crête sagittale et d’une paire de cornes évoquant le bélier. La forme de leur crâne, de leurs oreilles et de leur nez rappellent évidemment le singe, contrairement à leur interminable buste et au reste de leur anatomie qui évoque plutôt l’être humain. L’ensemble de leur corps est par ailleurs couverts de petites encoches figurant des cicatrices chéloïdes tribales. La forme des seins de la femelle témoigne de son statut de mère.
Fiche technique