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Belles patines d'usage pour ces subtils petits objets qui ont traversé les siècles pour parvenir jusqu'à nous.
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Témoignage d’un savoir-faire artisanal sophistiqué et d’un système économique basé sur l’or, les poids à peser Akan sont à la fois des instruments de mesure précis et des objets culturels riches en symbolisme, illustrant l’histoire, la philosophie et l’artisanat des sociétés Akan. Appelés localement mram ou ahindra-yobwe en langue twi, ces pesons qui correspondent chacun à une quantité précise de poudre d’or et qui servaient à déterminer la valeur d’un paiement, sont des miniatures en laiton ou en bronze utilisés du XVe au début du XXe siècle au Ghana et en Côte d’Ivoire.
Les poids étaient employés avec des cuillères, des balances pesettes et des boîtes kuduo, qui servaient à contenir l’or. Ces ustensiles étaient généralement rangés dans des étuis en tissu ou en cuir appelés dja, considérés comme des attributs royaux. Dans un premier temps ils ont pu, dans un contexte ethnico géographique limité, constituer un ensemble restreint de signes ayant des valeurs pondérales précises. Le motif de la svastika par exemple, fait partie des symboles les plus anciens et semble avoir un lien avec le commerce continental nord sud, via les pays d’Afrique islamisés.
Cependant, la plupart de ces graphismes - et notamment ceux qui ont été réalisés dans la période tardive - sont purement décoratifs.
Les quatre pesons qui constituent le lot proposé ici sont d’une authenticité évidente et leurs patines respectives présentent des signes caractéristiques d’usure due à une manipulation répétée. S’ils proviennent certainement d’époques et de régions différentes, leurs compositions chimiques sont elles aussi dissemblables. Le premier objet (en haut à gauche) représente trois récipients en calebasse ou en terre cuite réunis dans une sorte de nacelle qu’on imagine en bois. Le troisième (en bas à gauche), qui, à l’instar du premier est également de forme peu commune, semble avoir été débité d’un morceau, sûrement à dessin, pour en réduire le poids. Sur les deux autres enfin (ceux de droite), on distingue un petit appendice correspondant aux canaux de fonte qui ont pu servir de variable d’ajustement pondéral.
Fiche technique